Louise Peltzer, la présidente de l’Université de Polynésie française, qui fut également ministre de la Culture de 1998 à 2005, a annoncé, hier à Tahiti, qu’elle démissionnerait de ses fonctions. « Si c’est ma tête qu’ils veulent, ils l’ont. Je m’en vais », a-t-elle déclaré à l’AFP. En effet, cette dernière a été accusée par un groupe de professeur d’avoir plagié une oeuvre d’Umberto Eco.
La copie concernerait « un discours prononcé il y a maintenant 13 ans ». Selon ses dires, ces accusations de plagiat ne sont que « prétexte » et sont davantage liées aux réformes qu’elle a menées. « J’ai mis en place un système de suivi pour contrôler les gens qui ont été recrutés. Cela ne fait jamais plaisir », a-t-elle déclaré. C’est alors qu’en janvier, une lettre ouverte où plus d’une cinquantaine d’universitaires avaient révélé les « similitudes » entre un livre de Mme Peltzer et « La Recherche de la langue parfaite dans la culture européenne » d’Umberto Eco.
Eric Conte, vice-président du conseil d’administration de l’Université juge qu’il est nécessaire que la dite accusée quitte ses fonctions : « Les accusations de plagiat, quel que soit le contenu que peut y donner le professeur Peltzer, étaient fondées (…) Elle ne pouvait, hélas, pas rester à la tête de cette université ». 60 des 85 enseignants de l’Université ; soit une large majorité ; trouvant le contexte invivable, lui ont même envoyé une lettre demandant son départ anticipé.





